L’énurésie nocturne est un véritable problème pour de nombreux parents. La plupart d’entre eux se disent toutefois que le souci va s’arranger de lui-même. Certes, il vrai que dans un cas sur six, le problème d’incontinence nocturne disparaît sans aucun traitement. Pourtant la mise en place d’un traitement serait bénéfique.

L’énurésie nocturne

Un enfant qui est sujet à l’énurésie nocturne « mouille » son lit la nuit sans s’en rendre compte. Dans la plupart des cas, les parents attendent que les choses se résolvent d’elles-mêmes. De leur côté, les médecins préconisent surtout des conseils d’ordre diététique et hygiénique. Il faut pourtant prendre ce trouble au sérieux dans la mesure où l’enfant peut en être affecté. Des répercussions négatives pourraient se faire ressentir au niveau psychoaffectif et social. Adopter un traitement contre l’énurésie nocturne permettrait d’éviter que l’enfant ne devienne anxieux et se sente coupable. Il y va de sa stabilité émotionnelle.

Traitement d’ordre hygiénique et diététique

Face à un enfant qui est énurétique, le premier traitement envisageable est d’ordre hygiénique et diététique. C’est le médecin lui-même qui préconise cette solution et propose différents conseils. Ici, il est important d’expliquer à l’enfant le pourquoi de la situation, notamment l’immaturité du système urinaire. Alors, pour qu’il n’y ait plus d’ « accidents », quelques mesures doivent être prises :

  • Se soulager aussi souvent que possible durant la journée ;

  • Savoir écouter son corps et aller aux toilettes quand l’envie se ressent ;

  • Ne pas retenir les envies ;

  • Boire un minimum dès la fin de l’après-midi ;

  • Prévoir une veilleuse pour que l’enfant puisse rejoindre sereinement les toilettes.

Dans tous les cas, les parents doivent discuter avec l’enfant pour éviter que celui-ci ne culpabilise. Il est également possible de proposer des sous-vêtements spéciaux pour éviter le drame.

Les médicaments

Dans le cas où les mesures précédemment citées ne portent pas leurs fruits, un autre diagnostic peut être posé. Le praticien peut notamment vérifier s’il s’agit d’un problème d’ordre physiologique, notamment une vessie immature ou des troubles hormonaux. Dans ce cas, un traitement médicamenteux peut être préconisé. Celui-ci est envisageable chez les patients de plus de 6 ans. Ici, la prise de médicament doit être couplée à une information de l’enfant : ce dernier doit comprendre le processus anatomique et physiologique à travers des explications simples. Il se rend alors compte qu’une guérison est possible.

Autres alternatives

Outre les mesures d’ordre hygiénique et diététique et les médicaments, il existe d’autres solutions qui peuvent être mises en place, notamment l’utilisation d’une alarme sonore qui s’active en cas d’humidité. C’est un traitement qui peut être adopté pour un à deux mois avant d’être suspendu pour vérifier si l’enfant peut se réveiller seul en cas d’envie pressante.

Il y a également la psychothérapie, une option incontournable dans le cas où l’enfant devient anxieux et/ou perd son estime de soi. C’est également une alternative à envisager si l’énurésie apparaît chez un enfant qui était propre pendant de longues années.